HISTOIRE DES BIDONVILLE DE NANTERRE A NOISY ..........

HISTOIRE DES BIDONVILLE DE NANTERRE A NOISY ..........
La France des années 1950, en pleine relance économique liée à la reconstruction de l'après-guerre a favorisé l'immigration des Portugais, des Espagnols et des Maghrébins afin de fournir une main d'œuvre bon marché notamment a l'industrie du bâtiment et à celle de de l'automobile. Ce flot de migrants venant s'ajouter à une population en mal de logement, du fait de la destruction de certaines cités et du niveau de pauvreté, n'a eu d'autre alternative que de s'installer dans des baraquements en périphérie des grandes villes. Les bidonvilles représentaient une solution de fortune, illégale mais tolérée. Des agglomérations de baraques, dans lesquelles les conditions de vie étaient particulièrement difficiles, venaient ainsi s'ajouter aux quartiers auto-construits de l'entre-deux-guerres.
# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:41
Modifié le vendredi 25 avril 2008 17:57

.

.
Parmi tous les bidonvilles, ceux de Nanterre et de Noisy-le-Grand furent les plus célèbres en périphérie de Paris. Celui de Nanterre, à une demi-heure de Paris s'est développé dans un quartier de baraques occupées par des de familles de chiffonniers parisiens depuis le début du siècle. A l'emplacement actuel de la faculté, se trouvait le bidonville de la Folie sur un terrain vague de 21 hectares.
# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:42
Modifié le vendredi 25 avril 2008 16:53

.

.
Sans eau courante, lieu de descentes de polices régulières et brutales, d'incendies, d'infestation de rats, le bidonville est fait de baraques en tôle et bois. Les rues sont étroites, la pluie les transforme en bourbier.
# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:46

TEXTE DE MONIQUE HERVO ( 1959 )

TEXTE DE MONIQUE HERVO     ( 1959 )
"Des milliers de tôles enchevêtrées se mêlent à des briques cassées : La Folie. Des moutons broutent l'herbe alentour. Gravats et vieilles ferrailles traînent aux abords de cette étrange cité, reliquats des déchets déversés ici par des entreprises : une décharge publique ! Je contourne le bidonville. Je n'ose y pénétrer. Je suis une intruse. Par une sorte de boyau, je me faufile à l'intérieur de cette agglomération en papier goudronné et cartons aplatis, bouts de bois vermoulus et tôles rouillées. Situées derrière le palais de La Défense en construction luisant de blancheur, les baraques s'agrippent les unes aux autres dans un décor de débris de matériaux usés. Les chemins sont vides. Tout semble inerte. " Monique Hervo, La Folie, 1959
# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:46
Modifié le vendredi 25 avril 2008 19:21

.

.
Durant la guerre d'Algérie, Nanterre a été un bastion disputé, avec violence, par les organisations nationalistes algeriennes rivales MNA et FLN. A mesure que la guerre d'Algérie se durcit, la répression s'amplifie, représailles, incendie des habitations, racket, rafles et passages à tabac dans les commissariats, dont certains ne reviendront pas. La majorité des victimes de la manifestation du 17 octobre 1961 était des habitants des bidonvilles de la banlieue parisienne. "Théâtre de luttes fratricides entre FLN et MNA [Mouvement National Algérien], lieu sur lequel s'effectuaient de manière permanente les "descentes de police", avec leurs cortèges d'arrestations, ce "petit bout d'Algérie", qu'était le bidonville de Nanterre allait se trouver entraîné dans la guerre. La population du bidonville allait être soumise à la même répression qui avait été mise en œuvre au "pays" : une double police spéciale, outre la "brigade Z" — chargée de la répression ordinaire des "constructions illégales" — des forces supplétives "es harkis de Nanterre" (ou de Paris), recrutés spécialement à Alger pour aller mener la guerre en "Algérie immigrée" . Abdelmalek Sayad "Un Nanterre algérien, terre de bidonville" Les familles portugaises, ellee étaient sous la surveillance de la police politique de Salazar, la PIDE.
# Posté le vendredi 25 avril 2008 16:47