La France des années 1950, en pleine relance économique liée à la reconstruction de l'après-guerre a favorisé l'immigration des Portugais, des Espagnols et des Maghrébins afin de fournir une main d'œuvre bon marché notamment a l'industrie du bâtiment et à celle de de l'automobile. Ce flot de migrants venant s'ajouter à une population en mal de logement, du fait de la destruction de certaines cités et du niveau de pauvreté, n'a eu d'autre alternative que de s'installer dans des baraquements en périphérie des grandes villes. Les bidonvilles représentaient une solution de fortune, illégale mais tolérée. Des agglomérations de baraques, dans lesquelles les conditions de vie étaient particulièrement difficiles, venaient ainsi s'ajouter aux quartiers auto-construits de l'entre-deux-guerres.




